Texte de Christiane Laforge


lu à la présentation de Martin Gaudreault


au Gala de l'Ordre du Bleuet, le 14 juin 2019


Dès sa naissance à Roberval le 25 octobre 1959, Martin Gaudreault s’inscrit aux abonnés d’une vie heureuse. Lorsqu’il évoque son enfance, on croit traverser le miroir d’un passé idyllique au cœur d’une famille laborieuse, célébrant le plaisir de vivre par la musique, le chant et la peinture. Le papa, Almas, avait 8 ans quand il a quitté Causapscal dans la vallée de la Matapédia pour le rang des Îles de Saint-Gédéon où grandit sa future épouse Florence Morissette. Elle est la fille de Joseph, propriétaire du magasin général et nièce du peintre René Richard, lequel ne sera pas étranger à l’amour des paysages et la subtilité de la lumière sur les couleurs du futur photographe. Héritier d’une mère passionnée de dessin, de peinture et de théâtre que comblait l’émission Les Beaux-Dimanches de Radio-Canada et d’un père, boucher de métier réputé pour sa bonne humeur contagieuse, fan de Benny Goodman, Ella Fitzgerald, Dean Martin et Tino Rossi, Martin assimile ses propres valeurs : bienveillance, résilience, partage, respect et, surtout, le bonheur des petits riens.


Il traverse son enfance en vélo, au hockey dans la rue, en cachette avec les amis, en cartes de hockey, en lecture des Astérix, Tintin ou Spirou et en construction de cabanes dans les « piles de planches de la scierie Gagnon et Frères ». À 8 ans, sans permission parentale, il occupe son premier emploi d’été. Sa jeunesse et sa débrouillardise comme livreur d’épicerie lui valent de bons pourboires, surtout qu’il complète le service en rangeant lui-même les vivres. Il flambe ses revenus en bonbons qui alors se vendent à la pièce.


C’est au secondaire que le jeune Robervalois développe son amour pour les arts, tandis que son expérience à la radio étudiante le convainc de poursuivre ses études en arts et technologies des médias au Cégep de Jonquière. Une grève étudiante et le manque de ressources pécuniaires le contraignent à abandonner cette voie. De retour dans sa ville natale, il entreprend des cours par correspondance en dessin industriel tout en travaillant comme dessinateur dans une firme d’urbanistes où il développe un véritable intérêt pour l’architecture et le patrimoine bâti. Une avenue s’ouvre devant lui, passant par l’Université Laval en architecture et revitalisation des centres-villes et un baccalauréat en développement économique. Il poursuit à l’Université de Sherbrooke des études en Intervention andragogique et un certificat en administration via Télé-université du Québec. Autant de formations pour autant d’expériences professionnelles, avant de devenir en 2008, directeur général de l’Office municipal d’habitation de Roberval.


Père de deux filles, Émilie et Caroline, issues d’un premier mariage, Martin Gaudreault conjugue sa vie professionnelle avec sa passion pour la photographie que l’ère numérique lui a rendue plus accessible. Fort de l’appui de sa conjointe Johanne Bouchard, il réalise pleinement le rêve de sa jeunesse. Avec succès, alors que ses photos circulent bien au-delà de nos frontières.


Fasciné par les photographies ornant les murs de ses grands-parents, inspiré par ses oncles dont un disposait de son propre studio professionnel à Dolbeau et l’autre, agronome, préservait l’image des bâtiments de fermes avant leur disparition du territoire du Québec, il fait d’une sortie scolaire au zoo de Saint-Félicien son premier safari de photos et l’expérience de son premier échec devant le flou, le mauvais cadrage, la surexposition de ses images.


L’autodidacte a bien évolué depuis. Lorsqu’il expose pour la première fois à Roberval, en 2018, la qualité des œuvres de M. Gaudreault a été soulignée par plusieurs prix : médaille d'argent Arts-Sciences-Lettre de la Société Académique d'Encouragement et d'Éducation à titre Étranger à Paris, premier photographe à être admis à l’Académie Internationale des Beaux-Arts du Québec et médaille du Mondial Art Academia dans le cadre du Prix international des professionnels en art (PIPA). Un jury international lui a remis cette médaille en janvier 2019. Membre de plusieurs clubs de photos et de plusieurs académies des arts, il a participé à des expositions internationales au Québec, en Italie, en Angleterre et en France, comme artiste en résidence, ainsi qu’aux États-Unis. Ses photos sont publiées sur divers sites spécialisés, dont le National Geographic.


Sur le site d’Urbania, le travail de Martin est présenté comme le résultat de l’influence artistique de son grand-oncle René Richard, ce grand peintre canadien lit-on sur le site « qui a su le mieux exprimer la nordicité, la solitude et la vie primitive des grands espaces territoriaux jalonnés par les saisons. » Tout comme lui, Martin exprime la diversité des paysages québécois. « Passionné par les couleurs évolutives des saisons, ses photographies sont le reflet de la contemplation et de l’appréciation des paysages de notre monde. La capture de chaque instant devient le témoignage de sa vision sur le monde dans lequel nous évoluons. »


Un monde auquel il contribue, non seulement en enseignant son art auprès des membres de clubs de photos ou en donnant des conférences, mais encore par ses multiples engagements. Cofondateur de la télévision communautaire de Roberval, du Festival d’hiver et de la Société d’histoire de sa ville natale, photographe officiel de la Traversée du lac Saint-Jean à vélo depuis 2015, il a présidé plusieurs corporations, dont la Vélo-Route des Bleuets. Au service de sa région, il cumule plus de 40 ans de bénévolat.


Au risque d’être accusé de chauvinisme, l’œil du photographe voit sa région avec orgueil. Une région ressource… mais bien plus que cela, dit-il :


« Nous sommes des développeurs, des précurseurs, des avant-gardistes et des visionnaires. Paul-Arthur Fortin disait que si nous avions l’esprit d’entrepreneur des Beaucerons, le Saguenay–Lac Saint-Jean serait LA région de la province. L’exode des cerveaux vers les grands centres aura été bénéfique pour nous… mais surtout pour les autres. Sans nous que seraient-ils devenus, je vous laisse le soin d’y répondre… Je suis si fier d’être un bleuet! »

Le 14 juin 2019


Martin Gaudreault

Photographe autodidacte, conférencier et grand bénévole

pour le parcours exceptionnel de sa démarche artistique en photographie

fut reçu

Membre de l’Ordre du Bleuet



mardi 2 juillet 2019

Martin Gaudreault se raconte

Martin Gaudreault et sa compagne Johanne Bouchard
à la réception pré-gala de l'Ordre du Bleuet, le 14 juin 2019 à Jonquière.
©OB - Andrée-Anne Lachaine photographie

Lors de la rédaction des textes de présentations des lauréats, ceux-ci reçoivent un questionnaire à remplir, afin d'aider les rédacteurs à mieux cerner le personnage. Chacun peut répondre ou non aux questions posées. Le but étant de confirmer certains points biographiques et de recueillir des souvenirs pouvant personnaliser davantage leur présentation.

Avec ce bel enthousiasme qu'on lui connaît désormais, Martin Gaudreault nous a livré un récit dont nous nous sommes inspirés. Cependant, il n'était pas possible de tout retenir. Et pourtant, son texte était riche d'informations et d'anecdotes que beaucoup auraient plaisir à connaître. Permission lui fût demandée de publier son texte sur ce site qui lui est dédié, au titre de Membre de l'Ordre du Bleuet.


Martin Gaudreault

Il était une fois…..

Né le 25 octobre 1959 à Roberval, ce Robervalois pure laine a un attachement profond à sa ville et surtout à notre région. À la blague, j’aime rappeler à nos Montréalais que la métropole est en banlieue de Roberval, car sans nous, Montréal ne serait peut-être pas aussi développé à plusieurs niveaux….

Voilà, la table est mise pour découvrir cet artiste-photographe, passionné de lumières et des grands espaces.

Les origines

Troisième enfant d’une famille de deux, mon frère Jean étant décédé en bas âge (6 mois)  j’arrive comme le disait ma mère «sur le tard». Le cadeau du ciel étant arrivé alors que Florence (ma mère) avait 40 ans. Ma sœur Claire ne pouvait demander mieux, avoir un petit frère dont elle serait l’ainée de 11 ans.

Grands-parents maternelles et parents de Martin Almas et Florence
Mes parents sont originaires de Saint-Gédéon. Ma mère Florence Morissette est la fille de Joseph Morissette, figure bien connue du village car il y possédait le magasin général. Dans cette famille, on y jouait du piano, on y faisait de la peinture et on y chantait.  Parfois, un certain René Richard y venait faire son tour……Mon père Almas Gaudreault, né à Causapscal en Gaspésie arrive vers l’âge de 8 ans avec toute la famille dans le rang des Îles de Saint-Gédéon.

Maman sera femme à la maison mais elle sera une grande bénévole pour les Dames de Sainte-Anne. À cette époque, elle sera impliquée à la Fabrique Saint-Jean de Brébeuf, préparant avec rigueur les célébrations religieuses marquant l’année. Elle était passionnée par la peinture et le dessin. Elle aimait le théâtre, mais devait se satisfaire des pièces présentées au «Beau Dimanche» Elle décèdera de la maladie d’Alzheimer en 2014 à l’âge plus que vénérable de 94 ans et 10 mois. Maman sera une femme très résiliante malgré la maladie qui l’aura frappée à différentes époques. Je me considère très privilégiée, car malgré la maladie d’Alzheimer, elle m’a toujours reconnu jusqu’au dernier moment.

Papa sera boucher chez Armand Guay, épicerie de quartier qui a fait sa marque à Roberval. Pour lui le service à la clientèle était sa marque de commerce, tout le monde disait d’Almas que son sourire et sa bonne humeur contagieuse faisaient de lui un homme de bon commerce. Malheureusement, la maladie mettra fin à sa passion à l’âge de 59 ans. Suite à ses problèmes de santé, il restaurera des meubles anciens pratiquement jusqu’à son décès, 10 ans plus tard. Il était un passionné de Jazz (Benny Goodman, Ella Fitzgerald, Dean Martin, etc.) et de Tino Rossi. De sa voix de ténor, il s’amusait à pousser la chansonnette. Bien que notre famille ne fût pas très fortunée, nous n’avons jamais manqué de rien. La bienveillance, la résilience, le bonheur des petits riens, le partage et le respect font partie des valeurs principales que nous ont légués nos parents. C’est en partie à travers eux, que les contours de ma vie d’adulte se dessinera….
  
Le petit Martin

Étant arrivé sur le tard, 11 ans me sépare de ma sœur, je n’ai que peu de souvenirs de sa présence à la maison. Je débute l’école et ma grande sœur est presque partie de la maison, poursuivant ses études à l’École des infirmières d’Alma. À la fin de ses études, elle quittera la région s’installant à Québec pour y faire une brillante carrière comme infirmière et gestionnaire appréciée. Malgré l’éloignement, ma sœur et moi avons toujours eu une excellente relation. Comme dans toute famille, il y a eu des moments nuageux, mais le soleil a toujours su traverser et tenir au chaud l’esprit familial.



Mon enfance se résumera à travers l’amour de mes parents et de mes grands-parents maternels. Je n’aurai pas eu le privilège de connaître mes grands-parents paternels, ces derniers étant décédés bien avant ma naissance. Mes parents ont su me donner tout l’amour et l’attention qu’un enfant pouvait demander. Parents attentifs, présents, ils ont su me transmettre l’amour de la vie. Mon enfance ne sera pas compliquée et elle ressemble à l’enfance de biens des enfants de cette époque. «Becique» à deux roues, hockey dans la rue, cachette avec les amis, cartes de hockey, lecture des Astérix, Tintin et Spirou, construction de cabanes dans les «piles de planches de la scierie Gagnon et Frères». Ces activités ont été le lot de mes passes-temps, bien loin des jeux électroniques de notre époque. Comme mon père était passionné par son travail, je l’accompagne au magasin dès l’âge de 8 ans. C’est à ce moment que j’occupe, sans autorisation parentale, mon premier job d’été. Rapidement, je prends exemple sur mon père et je deviens un expert de l’emballage de l’épicerie. Les dames de l’époque m’apprécient, le propriétaire du magasin me demandant de faire quelques livraisons à la maison. Mon souci du service client m’amène même à ranger l’épicerie dans les maisons ce qui me génère de généreux pourboires. Mon salaire de l’époque, 50 sous par semaine et au moins un gros dollar en pourboire, me permettant l’achat d’un gros sac de bonbons à la cenne et d’un crème soda bien mérité le samedi venu.

Mes grands-parents possédaient le magasin général de Saint-Gédéon, pour moi j’étais dans mon élément. J’y passais quelques jours de vacances pendant la période estivale. Ma grand-mère et tante Aline étaient des excellentes cuisinières, elle me partageront leurs passions et m’enseigneront quelques bases de cuisine. Je garde d’excellents souvenirs de cette période de mon enfance.  Ma grand-mère veillait sur moi, cette bienveillance l’amena à me désigner la place au bout de la table, près d’elle. Elle aimait bien me chuchoter à l’oreille que «ce n’était pas grave si je ne mangeais pas toute ma viande, je n’avais qu’à forcer sur le dessert». J’imagine que je dois mon amour des repas et….du dessert à ma grand-mère.

Cette période de ma vie a été marquante, car elle évoque des souvenirs heureux, empreint de moments de partages, d’écoute des «vieux», de respect, mais de l’amour de l’humain peu importe son âge, son niveau d’éducation ou ses origines. Ce carrefour des genres qu’étaient le magasin général ou le magasin qui employait mon père m’ont préparé à faire face à l’adolescence…..
  
Avant la vie d’adulte….

Mon adolescence se passe totalement à Roberval. Je suis un de ceux qui n’aura pas à faire sa septième année. Suite aux maladies de l’enfance, j’ai été hospitalisé pendant 6 mois lors de ma première année scolaire, je dû alors reprendre cette dernière. Ce décalage involontaire, a fait en sorte de me diriger directement au secondaire après ma sixième année. Mon entrée dans cette phase de l’adolescence ne se fait pas sans certaines difficultés. La voix mue, la barbe se manifeste, le corps change. La polyvalente de Roberval, que l’on appelle la Cité Étudiante m’accueille à partir du deuxième secondaire. Le manque de place à «l’école d’en haut» nous impose un séjour d’une année à la Villa Étudiante située au centre-ville de Roberval. Cette école a été l’Institut familial de Roberval pendant de nombreuses années. Elle deviendra le Manoir Notre-Dame plusieurs années plus tard.

Le secondaire n’aura pas été un moment facile pour moi. Malgré des apprentissages difficiles dans les matières plus cartésiennes, je complète tout de même mon secondaire. Cette période en fût une de découverte, la radio étudiante m’a permis de renforcer mes intérêts pour la musique et de me découvrir une passion pour les arts. Rapidement, je m’intéresse à la photo, mais le manque de moyens financiers repousse cette future passion à plus tard.

17 ans

Un peu rebelle, comme bien des ados de cette époque, j’affiche une longue barbe pendant les quatre premières années de mon secondaire… au grand désespoir de mes parents.

Mon passage à la radio étudiante du secondaire me révèle que j’adore les médias. Je m’inscris en Art et technologie des médias au CEGEP de Jonquière. À cette époque, une grève étudiante a raison de mes moyens financiers et me force à l’abandon. De retour à Roberval, je réussi un cours par correspondance en Dessin industriel (technique) et trouve un emploi comme dessinateur pour une firme d’urbanistes. Je me découvre un grand intérêt pour l’architecture et le patrimoine bâti, qui ne me quittera jamais.

Quelques années plus tard, je complèterai un baccalauréat à l’école d’architecture de Québec, option développement économique en revitalisation de centre-ville. Comme quoi, l’architecture, le patrimoine et la photographie se complètent harmonieusement.

Jeune je rêvais de posséder un magasin général comme mon grand-père. J’admirais son quotidien, ses connaissances, son contact avec sa communauté. Un jour, il décida qu’il était vieux et c’est alors qu’il devient retraité à l’âge de 88 ans. Il décéda 11 ans plus tard. C’est ce qui explique, en partie, le fait que j’adore le contact avec le public. Travailler l’été avec mon père n’était pas une corvée pour moi, mais bien un apprentissage, avec des bonbons en prime…que demander de mieux!!!

Chez mes grands-parents et mes parents nous avions un contact fort avec le milieu culturel. Des peintres, des pianistes, des chanteurs ont fréquenté la maison des Morissette. Mes parents étaient des spectateurs assidus au Camp musical de Métabetchouan et j’avais le bonheur de les accompagner. 


Oeuvre de René Richard dans le salon des grands-parents
La vie de René Richard racontée par ma mère et mes grands-parents m’a toujours fasciné. Ma mère fut témoin de l’évolution de son oncle René. À chaque été, elle et tante Françoise passaient quelques jours avec lui à Baie Saint-Paul. Elles le regardaient peindre et surtout l’écoutait raconter ses aventures de coureur des bois. À travers les souvenirs de ma mère, j’ai appris comment regarder la nature, l’apprécier et surtout comment transposer (du moins je le crois) les émotions qu’elle suscite. Il faut savoir que René Richard était lui aussi un photographe. Je crois sincèrement que les toiles de René Richard accrochées au mur du salon de mes grands-parents ont préparé, dans mon inconscient, ce qui allait devenir ma passion pour la lumière et la photographie.

Je suis grand…

Devenu adulte, je fais la connaissance de celle qui nous donnera deux enfants.
Martin entouré de ses filles Caroline et Émilie
Ce mariage verra l’arrivée de deux enfants. Émilie, née en 1986 et Caroline née en 1988, ces naissances nous plongerons dans le tourbillon de la vie parentale. Quelle fierté pour moi, de voir ses rejetons grandir et s’épanouir. Elles quitteront le nid familial pour poursuivre leurs études et ne reviendront pas dans la région. Cependant, elles sont fières de leur provenance, elles propageront leur attachement aux «bleuets», l’une en Ontario pendant cinq ans et l’autre dans la Vieille Capitale. Le piano, le dessin, le chant font partie de leurs passions autant l’une que l’autre.

Celle qui partage ma vie aujourd’hui, est une femme extraordinaire. Femme de cœur Johanne Bouchard possède de multiples qualités. Créative, résiliante, passionnée de psychologie et de bonheur au travail, elle est celle avec qui il fait bon vivre. L’amour que nous avons l’un pour l’autre goûte le bonheur. 

Johanne et sa fille Marie-Christine Harnois

Johanne est une passionnée d’écriture, elle sait traduire en mots les émotions que ressentent les gens. Ses nombreux articles publiés dans des magazines, en sont les témoins. Sa grande fille, Marie-Christine est une jeune femme accomplie. Inhalothérapeuthe, ballerine à ses heures, elle partage notre vie.

Ma Doudou, mon amour, celle qui partage ma vie, qui m’encourage, me conseille, celle avec qui je grandis, je te dis MERCI d’être dans ma vie! Je t’aime ma Doudou!!!

Une vie professionnelle bien remplie

Peu importe les moments ou les changements d’emplois, je peux témoigner que j’ai été heureux dans les emplois que j’ai occupés. Que ce soit comme consultant, directeur général de Rues Principales ou comme enseignant, j’ai eu le privilège de pouvoir transmettre des connaissances. Même encore aujourd’hui, à titre de directeur général de l’Office municipal d’habitation de Roberval, je peux encore « influencer positivement des comportements » et espérer faire une petite différence. Le succès ne se mesure pas en grande réussite, mais bien par la multitude de petits gestes que l’on pose et qui peuvent faire grandir l’humain. Ce leitmotiv me guide depuis fort longtemps, ceci m’a été légué par mes parents et mes grands-parents.

Engagé dans ma communauté

Il deviendrait long de faire l’énumération du bénévolat que j’ai réalisé au cours des années. À titre d’exemple, je suis un des fondateurs (1978) de la télévision communautaire de Roberval. J’ai été l’un des fondateurs du Festival d’hiver de Roberval et président pendant quelques années. J’ai aussi contribué à la fondation de la Société d’histoire de Roberval. En 2017, j’ai comptabilisé 40 ans de bénévolat et d’implication sociale à Roberval mais aussi au Saguenay-Lac Saint-Jean et ça continue toujours…



À titre informatif :

Ø Photographe officiel de la Traversée du Lac Saint-Jean à vélo depuis 2015
Ø Président de l’Association des directeurs d’Offices municipaux du Québec (2013 – 2015)
Ø Président de la corporation de la Véloroute des Bleuets (2013-2015)
Ø Membre du conseil d’administration de la corporation de la Véloroute des bleuets (2004-2013)
Ø Administrateur du CRDITED (2012-2015)
Ø Animateur d'atelier à plusieurs congrès et colloques provinciaux, régionaux et locaux ;
Ø Conférencier pour l'Association québécoise d'Urbanisme lors de colloques régionaux en province ;
Ø 2004 -2013 Vice-président du conseil d’administration de la Véloroute des Bleuets et ambassadeur-patrouilleur pendant 8 ans.
Ø J’ai siégé à de nombreux conseils d’administration dont l’énumération ne ferait qu’alourdir la présentation.


Pour se rappeler

Parmi les souvenirs et les moments marquants de ma vie, j’en souligne quelques uns :

·      La naissance de mes 2 enfants, des moments de grand bonheur et de tendresse;

·     La rencontre de ma conjointe actuelle, nous sommes un couple très uni et très amoureux;

·    Mon travail comme directeur général du programme Rues Principales et la complicité développée avec les Ursulines de Roberval;

·      Être un enseignant, transmettre des connaissances, WOW!!!

·    La médaille d’argent qui m’a été remise par l’Académie Arts, Sciences, Lettres de Paris en 2017;

·     Ma seconde médaille d’argent remis par Mondial Art Academia dans le cadre du Prix international des professionnels en art (PIPA). Un jury international m’a remis cette médaille en janvier 2019;

·      La phrase que mon père m’a dite une année avant de mourir: «Je suis fier de ma réussite et de mes enfants»;


Photo Heureux printemps, médaille d'argent Mondiale Art Academia

Et la photographie dans tout cela….

Cette passion pour la photographie se manifeste très tôt. Je pouvais passé des heures à regarder des photographies chez mes grands-parents. Deux de mes oncles, étaient des passionnées de photos. L’un à Dolbeau y possédait son studio professionnel, alors que le frère de ma mère avait toujours le « Kodak » à la main. Ce dernier (agronome de formation)  a d’ailleurs réalisé un vrai travail monastique en photographiant un très grand nombre de bâtiments de ferme sur tout le territoire du Québec. Il avait le pressentiment que notre agriculture disparaitrait un jour…

Je me souviens très bien de ma première sortie photographique. Elle a lieu au Zoo de Saint-Félicien dans le cadre d’une activité scolaire. Armé de l’appareil de mes parents et d’un film 24 poses Noir et Blanc, (je le possède encore) je photographie cette extraordinaire journée. Fier petit bonhomme, je me dis que j’aurai des souvenirs impérissables, côtoyant mes camarades et en immortalisant cette faune sauvage. Mon rêve s’évanouira au développement de mes photos, aucune photo correctement cadrée, floue, surexposée, bref, aucun souvenir papier mais de merveilleux souvenirs photographiés dans mon esprit.


Immortaliser des moments, des paysages fait partie de mon univers. Il est vrai que j’ai pris une pose de quelques années car les frais associés au développement de la photo étant élevé et le temps manquant a mis en veilleuse cette passion. Avec l’arrivée du numérique, cette dernière a repris sa place, me permettant d’exposer mon travail un peu partout dans le monde. Lors d’un vernissage à Forbach en Moselle, il a été fait mention que ma conception de la photographie ne « se résume pas à l’instant décisif si cher à Cartier-Bresson, on y retrouve l’importance de la subjectivité, l’émotion de l’artiste qui nous donne à partager sa vision du monde ». Ces mots appuient ce que je tente de transmettre comme message à travers mon œil numérique. Les émotions sont au cœur de cette passion.


Traversée du Lac - Désert de glace

Notre magnifique région du Saguenay Lac Saint-Jean

C’est à l’adolescence que j’ai compris l’importance de notre région et son influence sur le reste de la province. C’est un conseiller en orientation scolaire migrant dans notre région qui s’était amusé à recenser nos expressions typiques. Également, il avait inventorié partiellement les artistes et autres personnalités qui oeuvraient dans divers milieu. Pensons à Bernard Lamarre, Lionel Villeneuve, Georges-Henri Lévesque, Louise Portal, Rémy Girard, Michel Côté, Paul-Arthur Fortin, Jacinthe Côté et plusieurs autres. La multitude de personnes originaires de la région qui influencent aujourd’hui de par le monde est assurément décuplée. À la blague, Michel Barrette disait que l’univers avait été créée ici… Certains diront que je suis très chauvin, mais au fond je crois sincèrement que notre région, dite ressource, est bien plus que cela. Nous sommes des développeurs, des précurseurs, des avant-gardistes et des visionnaires. Paul-Arthur Fortin disait que si nous avions l’esprit d’entrepreneur des Beaucerons, le Saguenay Lac Saint-Jean serait LA région de la province. L’exode des cerveaux vers les grands centres aura été bénéfique pour nous…mais surtout pour les autres. Sans nous que seraient-ils devenus, je vous laisse le soin d’y répondre… Je suis si fier d’être un bleuet!!!!

Voilà autant de mots, les miens qui sauront vous permettre, je l’espère de mieux me connaitre.

Amicalement!

Martin Gaudreault


Le moulin des pionniers - La Dorée

Ma cabane au Canada

Les toits du Québec


        

POURQUOI L'ORDRE DU BLEUET

L'intensité et la qualité de la vie culturelle et artistique au Saguenay-Lac-Saint-Jean est reconnue bien au-delà de nos frontières. Nos artistes, par leur talent, sont devenus les ambassadeurs d'une terre féconde où cohabitent avec succès toutes les disciplines artistiques. Cet extraordinaire héritage nous le devons à de nombreuses personnes qui ont contribué à l'éclosion, à la formation et au rayonnement de nos artistes et créateurs. La Société de l'Ordre du Bleuet a été fondée pour leurs rendre hommage.La grandeur d'une société se mesure par la diversité et la qualité de ses institutions culturelles. Mais et surtout par sa volonté à reconnaître l'excellence du parcours de ceux et celles qui en sont issus.